Le carrelage, le carrelage c'est mon ami. C'est mon ami quand j'ai des poussées de fièvre, le carrelage. Alors je suis là, las, allongée sur lui. Je regarde la tv d'un oeil, j'écoute la pluie taper contre la fenêtre. Je suis désabusée, et d'un côté j'aime ça, ça me donne un côté artiste. C'est vrai que là, je me lève, je me regarde, et j'ai l'air d'une intellectuelle ermite. Mais faudrait enlever cette putain de poussée de bouton d'angoisse. J'ai la varicelle angoissée. J'ai perdu 5kg, que voulez vous et le pire dans cette histoire c'est que je crois que j'en suis pas mécontente. Je suis un bouquet de nerfs (dixit Cantat), j'ai pas ma dose de nicotine journalière, alors je tremble, mais j'ai pas envie de fumer. J passe mes jours et mes nuits à lacérer mes poumons, mais c'est pas suffisant faut que je fume, mais je sens pas le gout de la cigarette. Je suis vraiment décadente. On dirait que je suis de ces petites parisiennes qui n'ont aucun sens de la vie, aucun respect, aucune valeur et aucune personnalité. Je les méprise. Je les regarde se dandiner (ce mot est quand même génial) avec leur shorts en jean, leur marinière, leur blazer et leurs talons Chloé ou Céline, et je les méprise. La mode me fait pitié, ma face de zombie aussi. Mon canapé je l'aime aussi, je passe ma journée dedans. A essayer de survivre puisqu'il y a tout qui chavire. J'ai une folle envie de les revoir, histoire de me maintenir debout. Mais j'ai cette foutue impression que ce sera forcement différent et je crois pas non, que j'en serais capable. Je vois pas le bout de ce chemin de merde. J'ai même pas confiance, je galère. J'angoisse, ici, toute seule, je stresse. C'est pas un appel à l'aide, parce que c'est total utopique ce genre de trucs...